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Citation du mois


I design my buildings from inside out and from outside in and then once more from inside out, until everything is just right.

Peter Zumthor Aux Word Interiors Day, le 17 mai 2019 à Zurich

ça vous fera du bien de lire un petit peu #05

Nouveau !

 

Au catalogue de la bibliothèque de l’école Camondo : Requiem pour le design.

En violet pour confirmer le deuil, ce faire-part est signé Thierry de Beaumont et Jean-Baptiste Auvray, tous deux enseignants à l’école Camondo, entre autres qualités.

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L’architecture intérieure ça n’existe pas 027

On a failli s’énerver en lisant ce titre de la revue en ligne Chroniques d’architecture : « Au 32.Guersant, le lot décoration de l’Atelier Canal ».

CANAL

Lorsqu’on s’intéresse à l’architecture intérieure, on est parfois allergique au mot décoration, même si, bon d’accord, les architectes d’intérieur français sont bien les héritiers des décorateurs et autres ensembliers.

Mais associer l’Atelier Canal, qu’on aime bien – Patrick Rubin, ancien enseignant de l’école Camondo, inventeur du concept de réversibilité en architecture – et la notion de « lot décoration », ça fait mal, en pleine rentrée scolaire.

Mais il fallait lire la suite, qui décrit un travail de co-conception entre les agences LBB Architecture et l’Atelier Canal architecture.

Le texte de l’article précise même que « la caricature de l’architecte et du décorateur, produisant deux projets antinomiques, [est] dépassée. »

Ouf.

Et de poursuivre : « (…) Le parti-pris consistant à ne pas assujettir les aménagements intérieurs à l’enveloppe architecturale d’un espace donné, par exemple un immeuble de bureaux, est une technique éprouvée qui a existé de tout temps. La perte de nombreux savoir-faire, la recomposition des allotissements de travaux, les usages devenus habitudes ont progressivement gommé l’excellence et l’indépendance de ce qui était communément nommé «lot décoration» conduit par un décorateur-ensemblier. »

Mais oui ! On parle bien de la même chose, notre énervement de rentrée était donc dû à une lecture au premier degré d’un titre convoquant l’impertinence.

Nous qui nous permettons la même chose avec le titre de cette série, ça nous apprendra.

D’autant que l’article propose une mise en perspective historique qui consiste à rappeler que : « (…) bien que le design soit indissociable de l’architecture et au service des usagers, la course aux délais et les nouveaux enjeux économiques ont fini par appauvrir puis formater cette spécificité de l’architecture intérieure. »

Pour Chroniques d’architecture, cette reconversion-réhabilitation du 32.Guersant est une réussite, notamment parce-que la conception des espaces intérieurs comme structurels a pu s’organiser simultanément, par deux agences, l’une avec l’autre en cohérence, dans sa spécialité.

Allez sur le site Chroniques d’architecture, ça vous fera du bien de lire un petit peu.

Exposition Frédérique Hervet

Une exposition pour clôturer 2 mois de résidence artistique à quatre mains

Frédérique Hervet et Florence Vasseur

FREDERIQUEHERVET

Vernissage vendredi 13 septembre 2019 à 19H00

Orangerie-Espace Tourlière

66 rue Estienne d’Orves
Verrière-le-Buisson

du 13 septembre au 13 octobre 2019
Entrée libre du Mercredi au vendredi de 15h à 18h , samedis et dimanches de 15h à 19h

Venez nombreux, ça vous fera du bien de sortir un petit peu.

ça vous fera du bien de lire un petit peu#04

Nombreuses nouveautés à la bibliothèque de l’Ecole, dont la dernière production de Claude Courtecuisse, qui dirige avec Eric Vandecasteele Art design, d’un territoire l’autre.

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L’image de couverture, intitulée Marcel assiégé, est signée Claude Courtecuisse, où la confusion entre art et design connaît son paroxysme avec le ready-made de Duchamps devenu banc public. L’humour de Courtecuisse, toujours réjouissant, est là au service du propos de l’ouvrage, qui analyse les liens, confusions et convergences entre art et design.

Contribution pour une histoire de l’école Camondo 024

Roger Fatus, directeur de l’école Camondo de 1982 à 1989, est architecte d’intérieur designer, et travaille plus que jamais :

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ça vous fera du bien de lire un petit peu#03

Après Anne Bony et Gavriella Abekassis que nous avions reçues pour leur monographie consacrée à René Prou, après Martine Bedin et Claude Eveno pour leur conversation Objets, nos amis, le ça vous fera du bien de lire un petit peu#03 a lieu mercredi 24 avril 2019, à la bibliothèque de l’école Camondo à midi.

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Dans la série Nos profs écrivent – Anne Bony et Martine Bedin sont enseignantes à l’école Camondo – nous recevons Cendrine Bonami, qui enseigne le dessin à l’Ecole, pour son Dans son jus, voyage sur les zincs.

Venez nombreux, ça vous fera du bien de lire un petit peu.

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L’architecture intérieure ça n’existe pas 026

La revue Chroniques d’architecture, déjà évoquée ici, est riche d’articles critiques, ses éditorialistes proposent des textes souvent engagés dans la défense du métier d’architecte, et rendent compte de l’actualité architecturale avec humeur et humour.

Dans sa série d’articles intitulés « Vous n’en avez pas marre… ? » qu’il développe depuis septembre 2018, Frank Gintrand signe ce mois-ci « Vous n’en avez pas marre… des architectes d’extérieur ? »

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Photographie Mohamed Somji, issue de l’article de Frank Gintrand

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L’architecture intérieure ça n’existe pas 025

L’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris Belleville propose une conférence intitulée « S’approcher au plus près des choses » jeudi 4 avril 2019 à 18H30.

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Séminaire Usages et Ambiances pour habiter -Le sacré-

 

lundi 18 mars 2019


LA CHAMBRE, UNE AFFAIRE D’ÉTAT


Jean-Pierre Constant

Professeur d’histoire des styles à l’École Camondo, titulaire d’un doctorat sur les collections contrastées de François Mauriac, auteur d’un récent Guide des styles (Hachette)

Ecole Camondo – 18h30

La Chambre, une affaire d’État.

Quoique la chambre ne soit « chambre » que s’il y a lit. En somme, elle n’existe… pas.

Nous ne sommes pas, c’est connu, égaux devant le sommeil, sinon éternel. Un lit est-il seulement fait pour dormir ? La « chambre », son histoire et ses méandres protocolaires en témoignent particulièrement.
On s’étend selon son rang, plus que selon ses besoins. Pour se montrer. Se divertir…
Si l’on n’est pas une « bête de somme ».

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Périscope#002

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Illustration Margaret Iragui

éditorial

2019 ne serait-elle pas l’année de l’architecture intérieure ? Celle pendant laquelle les bases d’une théorisation de la discipline se mettraient en place. Les indices ne manquent pas, la tendance est forte, les voyants sont au rouge vif. Périscope ne sait plus où tourner ses siphons, ses mouchards, ses mouches, la machine s’emballe !

Mais quel plaisir, quelle satisfaction intellectuelle : l’architecture intérieure ça existe et de plus en plus dans le domaine scientifique !
L’école Camondo s’associe avec l’école d’architecture de Versailles, l’École Normale Supérieure, le Politecnico de Milan et l’Archivio del Moderno pour l’organisation d’un colloque scientifique consacré aux intérieurs, l’Université Paris 8 et l’école d’architecture de Paris Malaquais lance un call papers à propos du design d’espace et de la scénographie, pendant que les théoriciens, enseignants et chercheurs de la HEAD de Genève publient un ouvrage fondateur d’une théorie de l’architecture de l’intérieur, préfigurant l’ouverture d’un Master dans la même discipline, d’ailleurs, en partenariat avec l’école Camondo. C’est cette semaine (nous écrivons le dernier jour de février 2019) que se réunissent aussi et à Berlin, quelques grandes écoles d’architecture intérieure afin de fonder une plateforme européenne consacrée à l’enseignement et à la recherche de tous les intérieurs : architecture, design et décoration…
Hasard objectif (1) ou lecture subjective : le colloque Les intérieurs aujourd’hui se déroulera les 11 et 12 octobre 2019, soit exactement (à 20 jours près… mais on n’est pas à cela près pour une discipline qui n’existe pas 75 ans après l’ouverture de l’école Camondo, qui s’appelait encore (mais pas pour très longtemps) le Centre d’Art et de Techniques, une sorte de moyen terme entre Arts et Métiers et Arts & Crafts. C’est aussi il y a 50 ans que cette même école a adopté la terminologie architecture intérieure pour son enseignement, pour son diplôme, pour le métier auquel elle forme.
L’intitulé du colloque, Les intérieurs aujourd’hui, fait aussi directement référence, avec un évident mais assumé manque d’humilité, au texte polémique et fondateur d’un des pères de l’architecture du XXe siècle (2). Voilà une manière ambitieuse de poser les bases d’une théorisation de cette discipline qui continue de se chercher. En témoignent les événements scientifiques repérés et mentionnés dans Périscope #002, où de l’architecture, à l’allestimento, en passant par le design d’espace, l’architecture, le paysage ou l’urbanisme, on découvre et redécouvre comment les mots révèlent les incertitudes, les glissements et les flottements, et, en creux, l’urgence qu’il y a à définir et à connaître la discipline de l’architecture intérieure selon une démarche heuristique et des méthodes scientifiques.
Vive la recherche !

Lire Périscope#002

 

(1) André Breton, Nadja, 1928

(2) L’art décoratif aujourd’hui, Le Corbusier, Paris, G. Grès – L’Esprit Nouveau, 1925

 

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