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Séminaire Ambiances pour habiter – lundi 11 mai 2015

Citation du mois


Seul ce qui est sacré vaut la peine d'être profané.

Oscar Wilde dans Le portrait de Dorian Gray (1891)


Habiter le nuage


Ghislain His

Architecte DPLG, professeur à l’école nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, chercheur au LACTH, docteur en histoire.

Amphithéâtre de l’école Camondo – 18h30

Il s’agit, dans un premier temps, d’évoquer l’apparition historique du nuage dans certains projets d’architecture à partir du milieu du XX° siècle. Puis, à partir de la déclinaison de plusieurs de leurs figures, d’en comprendre le sens, en notant au passage les articulations entre la technique (le « hard ») et les usages (le « soft »). Il sera dès lors peut-être possible d’en extrapoler une pensée contemporaine des « Ambiances pour habiter ».

ILLUSTRATIONS partie 1 :

– Cloud #9 de Richard Buckminster Fuller en 1962 : une écologie planétaire

– Wolke de Coop Himmelblau en 1968-1972 : une architecture variable comme les humeurs des habitants, le contenu, pas le contenant,

ILLUSTRATIONS partie 2 :

L’eau pulvérisée (refroidissement de l’air, dissipation de l’architecture, brouillage de la perception)

– les maisons des péons de 110 m² de Le Corbusier, Chandigarh, 1952

– sculptures de brume de Fijiko Nakaya (pavillon Pepsi d’Osaka, 1970)

– centre de calcul à Mexico, Emilo Ambasz, 1975

– centre d’échanges culturels des 7 ports jumelés, Osaka, 1991, par Lacaton & Vassal + Duncan O. Lewis

– Blur, exposition à Yverdon 2002, Diller et Scofidio

L’écume (matérialiser l’invisible, auto-formation et auto-destruction)

– cloud canyons de David Medalla, 1964 – festival île de Wight, août 1969

– soft space, Coop Himmelblau, Vienne, 1970

L’air pulsé

– architectures pneumatiques

– Silver clouds, Andy Warhol, Galerie Léo Castelli, New York, 1966 – emballages d’air de Christo (1966), Hans Haacke

– Dream Cloud, Ant Farm, 1971

– Desert cloud, Graham Stevens, 1972 La particularisation (variations climatiques, une forme visible de l’indétermination)

– cloud machine, Robert Watts, 1966-1974

Le nuage relationnel (carrefour, croisement, intersection, mixités culturelles : au-dessus des frontières)

– gratte-nuages

– wolkenbügel, El Lissitzky, 1924

– groBe wolkenkulisse, Coop Himmelblau, Vienne, 1976

– le nuage du carrefour international de la communication, Tête Défense, J. O. von Spreckelsen, 1983-1989

– Steel cloud, Asymptote, 1988

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